Baldi, champion Esports WTCR : "courir en réalité est mon rêve"

2020-12-08T12:00:18+01:00décembre 8th, 2020|2020, eSports|

Après avoir décroché sept victoires et marqué 309 points, il serait facile de penser que le pilote M1RA Esports Gergő Báldi a eu la partie facile lors du championnat Esports WTCR 2020 de RaceRoom. Malgré tout, comme l’explique l’as hongrois du simracing, terminer la saison de cinq meetings en haut du classement a requis une grosse préparation et une vraie force mentale.

RETROUVER LE TRIOMPHE DE GERGŐ BÁLDI’S EN ESPORTS WTCR : https://youtu.be/K5JWshfSIU0

Vous avez défendu avec succès votre titre EN WTCR Esports, mais comment vous êtes-vous préparé ?
“Ma chance, c’est que le comportement de la Hyundai i30 N TCR numérique n’a pas beaucoup changé, mes préparatifs de la saison dernière ont donc été très utiles et j’ai pu réutiliser les données. Mais j’ai aussi pris le temps de m’entraîner pour être prêt pour les courses”.

La saison 2020 a-t-elle été difficile ?
“C’était vraiment dur. Toute mon année a été remplie de compétitions et cela épuise mentalement le pilote. Comme c’est un sport tellement mental, c’était un point vraiment crucial de la saison.”

Vous avez affronté deux nouveaux circuits d’Esports WTCR sur RaceRoom, MotorLand Aragón et Circuit Zolder. A quel point ont-ils été difficiles à apprendre et à maîtriser ?
“C’était difficile, surtout à Zolder parce que la piste était plus courte qu’Aragon et je savais que les écarts seraient très serrés. J’ai vu, lors de mes préparatifs pour Aragón avec mes coéquipiers – qui sont tous très rapides – que mon rythme pouvait être bon là-bas. Mais à Zolder, je sautais vraiment dans l’inconnu, je ne savais pas à quoi m’attendre et c’était si serré que même un dixième de seconde représentait plus ou moins 10 places”.

Quels sont les processus que vous suivez pour être rapide dans un nouveau lieu comme Zolder ?
“Eh bien, je ne pensais pas être compétitif là-bas et cela m’a fait m’entraîner un peu plus, pour exploiter chaque centimètre de la piste. Parce que je ne pensais pas pouvoir être compétitif, j’ai essayé de m’améliorer et de m’améliorer. À la fin des qualifications, j’ai fait un très bon tour mais je pensais que les autres avaient encore du temps devant eux”.

Avec un deuxième titre Esports WTCR assuré, quelle est la suite ?
“J’aurai un peu de répit le mois prochain parce que c’était mentalement assez épuisant avec la pandémie de COVID-19 et toutes les courses que j’ai faites. L’année prochaine, j’essaierai de revenir plus fort car la concurrence est extrêmement rude dans l’équipe, nous avons de très bons pilotes dans l’équipe M1RA et en dehors, nous avons aussi une forte concurrence. Si je veux rester au top, je vais devoir m’améliorer”.

Comment pouvez-vous devenir encore meilleur ?
“Je suis assez dur avec moi-même et j’essaierai d’être le plus critique avec moi-même parce que j’ai compris que cela me permet de m’améliorer constamment, et pas si j’essaie de cacher mes erreurs ou de trouver quelque chose ou quelqu’un d’autre à blâmer. J’ai vu que mon rythme de course n’était pas si bon, je ne sais pas si c’était la voiture ou si c’était à cause de moi. C’est quelque chose que je dois améliorer, mais il y a toujours quelque chose à améliorer, vous n’êtes jamais parfait. Je vais essayer de me concentrer sur ces choses-là”.

Quel rôle l’équipe M1RA joue-t-elle dans votre réussite ?
“Du fait que M1RA a d’abord été une équipe de course, nous bénéficions de quelque chose en plus de la part de Norbi [Michelisz], Dávid [Bári] et de tous les autres membres. Nous recevons beaucoup de soutien en termes de travail professionnel. Depuis que nous avons rejoint M1RA, nous nous sentons comme des professionnels et cela nous aide à nous préparer et à travailler plus efficacement. Nous essayons d’améliorer notre style de pilotage, de gérer les temps au tour dans les courses ou l’ensemble du processus et la façon dont nous nous préparons pour les week-ends. C’est vraiment un grand plus et je suis vraiment fier de les représenter”.

Une participation en WTCR avec M1RA dans la réalité vous plairait-elle un jour ?
“Certainement, ce serait un rêve devenu réalité, c’est un objectif très lointain, mais je travaille dur pour cela. C’est mon prochain grand projet dans les temps à venir, j’essaierai de me concentrer sur une participation avec M1RA en WTCR mais c’est difficile et on ne peut rien garantir. Je me concentrerai sur ce que je peux faire maintenant, mais j’espère que l’occasion se présentera un jour et que je pourrai rivaliser avec les pilotes du WTCR dans la vraie vie. Je suis dans la meilleure position pour réaliser mes rêves”.

Vous pensez donc que vous avez ce qu’il faut pour transférer vos compétences en ligne dans la vraie vie ?
“On ne peut jamais savoir, mais les simulateurs d’aujourd’hui sont assez avancés et vous pouvez traduire ces compétences dans la vie réelle. Nous l’avons vu tant de fois. Je n’ai pas besoin de le dire, mais Norbi [Michelisz] a commencé comme ça aussi et nous avons pu voir [dans le WTCR en 2019] qu’il était le meilleur des meilleurs. Le simulateur peut certainement être un bon outil pour apprendre les choses et les compétences que je peux utiliser dans la vie réelle”.

Vous avez eu l’occasion de vous rendre sur une épreuve de WTCR au Hungaroring au début de cette année, tout en observant bien sûr les protocoles COVID-19. Comment était-ce ?
“C’était fou. J’ai regardé ces gars à la télévision, puis j’ai donné des interviews après eux, et être dans le même environnement était un sentiment incroyable, mais je n’aurais jamais pensé que cela arriverait”.

Quelle est l’importance des courses en ligne, en particulier lorsque tant de restrictions sont encore en vigueur ?
“Quand les gens ne pouvaient pas courir dans la vraie vie, ils pouvaient montrer à leurs sponsors qu’ils faisaient toujours la course et qu’ils pouvaient rester affûtés. Nous pouvons voir beaucoup de pilotes utiliser la simulation alors qu’ils font des courses réelles parce que des compétences très similaires sont nécessaires”.

Pour finir, les pilotes de WTCR Yann Ehrlacher et Esteban Guerrieri ont tous deux prouvé qu’ils étaient compétitifs en WTCR Esports. Que pensez-vous de leur niveau ?
“Si un vrai pilote s’entraîne, il peut être aussi bon que quelqu’un qui le fait pendant longtemps parce qu’il a les compétences nécessaires. Avec eux, la question est de savoir quand. Ils viennent de terminer la saison et peut-être qu’ils sont épuisés et qu’ils n’avaient pas beaucoup de temps à leur disposition. Mais je suis sûr à 100 % qu’ils peuvent figurer à un très haut niveau en simracing parce que les compétences sont là et qu’ils sont très bons”.