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Haglöf explique son handicap de rookie en WTCR

2019-09-13T12:00:09+02:00septembre 13th, 2019|2019, WTCR Race of China 2019|

Daniel Haglöf admet que son manque de connaissance des circuits – le sien mais aussi celui de son coéquipier Mikel Azcona – est un “facteur limitant” en WTCR – FIA World Touring Car Cup présenté par OSCARO, championnat qu’ils disputent tous deux pour la première fois en 2019.

Bien que le duo PWR Racing ait dépassé les attentes avec des podiums ainsi qu’une victoire pour Azcona au Portugal avant la trêve estivale, le Suédois Haglöf reconnaît qu’il y a toujours un certain retard à rattraper en matière d’apprentissage.

“Nous courons contre des pilotes qui savent tout de ces circuits, et les écuries sont expérimentées également,” a déclaré Haglöf, pilote CUPRA, interviewé plus tôt dans la saison. “Les autres équipes se concentrent sur les réglages de la voiture, mais il nous faut ‘régler’ d’abord le pilote, puis la voiture.”

Azcona et Haglöf n’ont roulé sur aucune des quatre pistes qui composent la deuxième partie de la saison WTCR / OSCARO 2019. Bien que PWR Racing, dont Haglöf est copropriétaire, ait un partenariat technique avec l’expérimentée structure Comtoyou Racing, le manque de connaissance des circuits reste un facteur. Et Haglöf s’avoue encore plus désavantagé par le temps limité dont il dispose pour rouler sur le simulateur.

“J’adore vraiment les simulateurs, mais je gère ma propre équipe et je manque donc vraiment de temps. Nous avons une campagne en Scandinavie et je fais beaucoup de choses pour les sponsors. Certes, je regarde beaucoup de caméras embarquées, mais c’est difficile d’apprendre à trouver la limite sans avoir la sensation. Sur un circuit facile, ça peut ne prendre que cinq ou six tours pour être très proche, mais pour atteindre le niveau expert, il faut faire une saison puis revenir.”

Un autre domaine où le manque d’expérience se fait ressentir est la science de la course, comme l’explique Haglöf. “Tandis que beaucoup de pilotes savent ce qui s’est passé [sur chaque circuit] l’an dernier, je dois tout étudier. Par exemple, le virage 3 d’un circuit en particulier pourrait être source de chaos et il faut savoir dans quelle position se mettre pour rester à l’écart des problèmes. Puis il y a des endroits délicats où l’on ne veut pas se retrouver car on pourrait sortir de la piste ou se faire doubler par plusieurs voitures.”

“Il est extrêmement difficile d’atteindre la perfection sur chaque tracé, mais il n’y a aucune autre manière de le faire : il faut apprendre pas à pas. J’espère que nous sommes là pour le long terme, il faut bien passer par une première année à un moment ou à un autre.”