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Interview WTCR : Nicky Catsburg

2019-04-11T11:06:27+02:00avril 9th, 2019|2019, WTCR Race of Morocco 2019|

La Course 2 de la WTCR AFRIQUIA Race of Morocco s’est d’abord déroulée normalement, dimanche, pour Nicky Catsburg qui faisait ses débuts dans le WTCR – FIA World Touring Car Cup presented by OSCARO.

Les choses ont mal tourné quand la Hyundai i30 N TCR aux couleurs LUKOIL du Néerlandais a connu un souci de freins qui l’a envoyée dans une barrière de pneus et éliminée de la course. Voici ce que le pilote avait à dire après son abandon.

Que s’est-il passé ?
“Je ne suis pas entièrement sûr. Évidemment, les soucis de freins ont été un problème tout le week-end, mais je dois dire que ce n’était pas lié à une température anormale des disques. J’étais le seul à ne pas devoir m’inquiéter de refroidir les freins car j’étais devant, et en fait les freins fonctionnaient beaucoup mieux que samedi. Mais je suis arrivé au virage 10 et la pédale est allée au fond. Quelque chose a cassé, quelque chose n’a pas fonctionné et je n’ai juste pas pu ralentir la voiture, je ne pouvais appuyer sur la pédale. J’ai essayé de tourner à droite pour éviter de heurter le mur en ciment et par chance, il y avait quelques pneus à cet endroit. Le choc n’a pas été trop rude mais suffisamment pour que la voiture ne soit pas réparable en vue de la troisième course.”

Cela a-t-il été très difficile à encaisser ?
“C’est juste énormément dommage dans un week-end lors duquel nous avons eu un peu de mal à cause de la Balance de Performance. J’aurais été en mesure de marquer beaucoup de points et peut-être qu’à partir de la prochaine course, nous aurions été plus forts et il aurait été plus facile d’en inscrire d’autres. Ces points étaient extrêmement importants et se retrouver déjà derrière après une course est très mauvais. Je ne veux pas trop m’en formaliser mais je ne comprends pas que ça me soit arrivé à moi.”

Cela a quand même dû être un choc ?
“Pour un pilote, je dis toujours que c’est le pire des ressentis. Pas seulement de ne pas pouvoir freiner mais aussi d’accélérer vers un mur car tout le corps est préparé à ralentir mais on ne le fait pas. Ça m’est arrivé quatre fois dans ma carrière et c’est tout simplement le pire feeling qui soit. On peut probablement le voir avec la caméra embarquée car je ferme les yeux juste avant de taper le mur. On ne sait pas à quelle force on va le heurter ni si on va se faire mal au cou, c’est donc très désagréable.”

Vous avez pris le temps de remercier vos mécaniciens pour avoir essayé de réparer la voiture en vue de la Course 3. Que leur avez-vous dit ?
“Ils ont travaillé très dur et le faire sur une voiture dont la température était de 1000 degrés, c’était donc évidemment aussi désagréable pour eux que pour moi car nous sommes une équipe et nous devons faire tout cela ensemble.”

Gabriele Tarquini a dit que vous méritiez de gagner la course. Cela fait-il du bien de l’entendre ?
“Gabriele et moi avons une relation géniale. Nous avons pris tous deux un bon départ, il a pu se glisser derrière moi et nous faisions du bon boulot pour gérer la course. Il a laissé un petit écart se creuser entre nous pour essayer de refroidir ses freins, et il gérait celui avec Jean-Karl Vernay. Si je voyais Vernay se rapprocher, j’essayer d’attaquer un peu plus. Nous faisions du super boulot. Que lui ou un autre équipier s’impose est génial, mais j’aurais adoré que ce soit moi.”