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Le pilote WTCR Guerrieri sur Spa, Senna et piloter sa Honda NSX pendant 24 heures

2018-07-28T12:00:06+02:00 juillet 28th, 2018|2018|

A la veille de ses premières 24 Heures de Spa et de la première apparition de la NSX GT3 de l’équipe Castrol Honda Racing sur un double tour d’horloge, le pilote WTCR – FIA World Touring Car Cup présenté par OSCARO parle de son héros Ayrton Senna, l’homme qui a joué un grand rôle dans le développement de la première Honda NSX il y a plus de 25 ans.

« J’ai toujours été un fan de Senna », explique l’Argentin Guerrieri. « Il représente une icône pour beaucoup de gens, beaucoup de gens du monde de la course, surtout en Amérique du Sud, et il a toujours été une inspiration pour moi. »

« Lorsque j’ai eu cinq ans, j’ai commencé à piloter en karting et quand j’ai eu sept ans, j’ai commencé mes premières courses. Je me souviens que j’adorais regarder les courses et la F1 en ces années, lors du début des années 90, et je ne comprenais pas bien comment faisait Senna pour gagner autant, mais cela me fascinait. En regardant en arrière aujourd’hui, je ne me rendais pas compte de ce que c’était de courir à ce niveau, mais je savais que j’aimais ça, et surtout Ayrton. »

« En tant qu’enfant, je pense qu’il était mon héros car il gagnait – vous êtes toujours attiré par le pilote le plus rapide. Mais plus je m’y intéressais, plus j’ai appris de sa personnalité et Senna est devenu encore plus spécial pour moi, et il est devenu quelqu’un de qui j’ai appris beaucoup et dont j’ai essayé de mettre des choses en pratique dans ma vie. »

« J’ai entendu Ayrton dire dans une interview que pour être un pilote de Formule 1, vous devez savoir parler anglais et vous servir d’un ordinateur. A l’époque, j’allais juste à l’école de 8 heures à midi, c’était donc de courtes journées. Lorsque j’ai entendu parler Ayrton du fait de parler anglais, j’avais sept ans et j’ai dit à ma mère ‘Je ne veux plus aller dans cette école, je veux aller dans une école où l’on apprend l’anglais. Regarde, Ayrton Senna a dit que pour être un pilote de Formule 1, on doit parler anglais, alors je dois changer d’école. »

« Elle a compris et elle a changé les choses, et j’ai changé d’école quand j’ai eu huit ans. J’ai commencé à aller dans une école de 8 heures du matin à 5 heures de l’après-midi. Imaginez ça, à huit ans j’ai choisi de passer plus de temps à l’école : voilà à quel point je croyais en Senna et à quel point je croyais où aller me mener mes pas en sport automobile à partir de ce moment. »

« Au cours de toutes mes heures en-dehors de l’école, j’apprenais l’anglais. Bien sûr, c’était très utile, et c’est la première chose que j’ai prise d’Ayrton : la première chose dont je l’ai entendu parler, et que j’ai absorbée ».

« Je me souviens quand j’avais neuf ans, et que j’ai vraiment commencé à comprendre les choses de la course. J’étais assis devant la télévision et je regardais toute la course pour comprendre tous les moindres détails, mais c’était en 1994, quand il s’est tué. Ce fut un gros impact pour moi car je commençais vraiment à comprendre à quel point il était important, et à quel point il était bon. »

« Après cela, j’ai commencé à lire et à regarder tout ce qui concernait Senna. »

« C’était vraiment la première personne à donner de l’importance à l’aspect physique de la course, alors j’ai aussi pris en considération que la préparation physique était très importante. Quand j’avais environ 11 ou 12 ans, j’ai commencé à m’entraîner vraiment dur, même si je faisais toujours du karting. Senna l’avait dit, alors je l’ai écouté et j’ai compris que c’était très important. »

« Tout ce que j’ai vu ou lu à son sujet, j’ai essayé de le mettre en pratique dans ma vie, et c’est pourquoi il est devenu mon inspiration. Encore maintenant, j’ai la même approche, et si je vois quelqu’un faire un meilleur boulot que le mien, j’essaie de comprendre pourquoi, et ce que je peux améliorer ».

« J’étais focalisé sur le fait de venir en Europe. Quand j’ai eu 14 ou 15 ans, le matin, ma mère me disait ‘réveille-toi Esteban, vas à l’école’, et j’étais vraiment fatigué et je lui répondais ‘OK, je vais à l’école aujourd’hui mais quand j’aurai la chance d’aller en Europe, tu me laisseras le faire, d’accord ?’ Elle rigolait et elle me disait : ‘OK, bien sûr, mais maintenant tu dois aller à l’école, d’accord ?’ Puis, quand j’ai eu 16 ans, j’ai eu la chance de venir en Europe, et elle a dû me laisser partir ! »

« Vous devez travailler dur, mais je crois que tout ce que les gens veulent faire est en eux. Si vous ressentez vraiment tout cela à l’intérieur de vous, cela arrivera d’une manière ou d’une autre. Pour moi, courir en Europe était quelque chose qui allait arriver, je le savais. Il n’y avait aucun doute. Dans mon esprit c’était déjà arrivé, et c’est pourquoi je l’avais dit à ma mère avant l’école ».

« C’est une autre chose que j’ai appris d’Ayrton. Sa connexion avec la foi était très forte, mais quand j’étais enfant je ne pouvais pas complètement comprendre lorsqu’il évoquait sa foi. Maintenant je comprends mieux ce que Ayrton voulait dire à ce sujet, et c’est quelque chose qui a été et qui sera toujours important dans ma vie ».

« J’ai partagé une vidéo de Ayrton pilotant la NSX à Suzuka sur mes réseaux sociaux car c’est une chose magnifique à voir car c’était aussi les tout débuts de la voiture. »

« Maintenant, ici à Spa pour les 24 heures, c’est comme remonter un peu le temps. Chaque fois que je m’assieds à table avec Riccardo Patrese, il est assez gentil pour me raconter des histoires sur Ayrton, alors je lui demande ‘qu’est-il arrivé avec Ayrton sur cette course’, etc. »

« C’est un peu magique d’avoir quelqu’un comme Patrese qui court avec nous ce week-end. C’est super de faire sa connaissance et c’est une personne merveilleuse, et l’entendre raconter ces histoires avec Ayrton et courir ensemble, cela m’en apprend encore davantage à son sujet – c’est incroyable de pouvoir écouter cela et pour moi c’est une grande chance de pouvoir bénéficier de cette expérience. »

« Connecter la NSX avec Ayrton en 1989/1990 et maintenant avec le fait que je pilote la NSX GT3 du Castrol Honda Racing ce week-end, avec la NSX qui revient à Spa après 25 ans, je me sens comme si je ramenais une partie d’histoire. Je suis incroyablement fier de faire partie de ce projet, et je sens beaucoup d’émotions en moi ce week-end. »